Théâtre,
musique et danse, toutes activités pratiquées à Yverdon-les-Bains par des
sociétés d'amateurs avec talent et succès, voilà qui devait inévitablement
inciter à la mise sur pied d'un spectacle en commun.
C'est
à la suite d'une première collaboration entre Christian Delafontaine, chef
de l'Orchestre d'Yverdon-les-Bains et Vincent Jaccard, metteur en scène du
Cercle Littéraire Yverdon qu'est née l'idée - un peu folle - de monter
ensemble "Le Bourgeois Gentilhomme".
Restait
à trouver l'opportunité de présenter un tel spectacle.
En
effet, tant pour l'Orchestre d'Yverdon que pour le Cercle Littéraire, cette
entreprise n'est pas destinée à remplacer leurs spectacles traditionnels
respectifs.
Il
s'agit d'une aventure exceptionnelle qui doit être présentée au public
yverdonnois dans le cadre de manifestations exceptionnelles.
Ainsi,
à leur manière, le Cercle Littéraire Yverdon et l'Orchestre d'Yverdon
souhaitent-ils contribuer à faire de 2010 une année exceptionnelle pour la
Ville d'Yverdon-les-Bains.
Le
Bourgeois gentilhomme
Comédie ballet
en 5 actes de Molière. Musique de Jean-Baptiste Lully. Représentée pour la
première fois le 14 octobre 1670 devant la cour de Louis XIV, au château de
Chambord.
La pièce
remporta un vif succès, grâce, en partie aux turqueries
qu’elle contient, et qui intéressaient beaucoup le public français.
A cette époque,
les rapports entre Louis XIV et la Turquie étaient plus que tendus: le Grand
Turc avait emprisonné et renvoyé l’ambassadeur français, rompant ainsi
les relations diplomatiques. Il envoya cependant à Paris un membre de son
entourage en mission exploratoire, Soliman Aga, personnage arrogant et
chagrin. Afin de le flatter, on l’accueillit avec musique, ballets et
costumes turcs. Aga ne se laissa pas impressionner par ce qu’il décrivit
comme une mascarade.
Louis XIV
lui-même saisit cette occasion et crut qu’il serait bon de faire
apparaître Turcs et turqueries sur scène.
Cette comédie
agrémentée de chants et de ballets présente Monsieur Jourdain, un bourgeois
dont le père s’est enrichi en vendant du drap, qui décide de vivre en «
homme de qualité » et de hanter la noblesse. Il se lance alors dans l’apprentissage
de la musique, de la danse, des armes et de la philosophie, bref de tout ce
que doit connaître un gentilhomme.
De plus, Monsieur
Jourdain entend courtiser Dorimène, une marquise qui lui est présentée par
Dorante, un comte désargenté qui a trouvé dans la crédulité du bourgeois
le moyen de s’enrichir.
Madame Jourdain s’inquiète
du comportement de son mari, et tente de le ramener à la raison, voyant bien
que chacun profite de sa naïveté pour lui soutirer de l’argent et se
moquer de lui. Elle doit également le convaincre d’accepter le mariage de
sa fille, Lucile, avec le jeune Cléonte.
En décrivant cet
homme qui veut à tout prix faire partie de ce qu’on nommerait aujourd’hui
« la jet-set », Molière nous fait entrer de plain-pied dans l’histoire
sociale du XVIIe siècle. Quoique le sujet reste d’actualité…
Philippe Carrard - Roland Graz
Anne-Mireille Coker - Dorly Berger
Contrebasse
Pierre Hunkeler
Clavecin
Pierre-Alain Clerc
Basson
Jean-Philippe Iracane
Flûtes
Eliane Décosterd - Octavio
Brodziak Leon
Hautbois
Claire Musard - Cécile Chatelain
Théorbe, guitare
Haïm Shazar
Percussions
Fabrice Michon - Lucas
Jeanrichard
Vincent
Jaccard (mise en scène)
Vincent
Jaccard fait ses premiers pas sur scène en 1988 au Temple
d’Yverdon-les-Bains, dans Le
Petit Prince, d’Emile Gardaz (rôle du Petit Prince), dans une
mise en scène de Christiane Vincent.
Membre
du Cercle Littéraire Yverdon depuis l’âge de 15 ans, il met en scène
pour la première fois à l'âge de 21 ans (Je
veux voir Mioussov de V. Kataev). Immédiatement, il s'impose par
sa connaissance des sujets, sa rigueur et sa vision des spectacles
qu'il dirige.
Après
l’obtention d’un diplôme de médecin à Lausanne, il suit une
formation professionnelle de comédien de 3 ans à L’Ecole Claude
Mathieu, à Paris, parallèlement à son activité de médecin
assistant.
A
Paris, il interprète le rôle de Luc dans Les
Muses Orphelines de M. M. Bouchard (m.e.s. Martine Poirier, 2008
et 2009), et ceux de Juponnard et Fumée dans Casimir
et Caroline d’Ö. von Horvath (m.e.s. d’Alexandre Zloto,
2009).
Au
Cercle Littéraire Yverdon, il a mis en scène une douzaine de
spectacles, dont Le Dindon,La Puce à l’Oreille de
Feydeau, et Arcadia de Tom
Stoppard.
Musicien
amateur, Vincent Jaccard est l’un des deux pianistes de
l’Orchestre Symphonique Bande-Son.
Christian
Delafontaine (direction musicale)
Christian
Delafontaine conduit l'Orchestre d'Yverdon depuis 1997.
Son
enthousiasme, son dynamisme et sa sensibilité musicale ont pu faire découvrir,
au public et aux musiciens, de nombreux solistes à travers des ouvrages
de diverses époques.
D'abord
flûtiste professionnel, il se produit tant en soliste qu'en musique de
chambre dans de nombreux pays et joue fréquemment à L'Orchestre de
Chambre de Zürich (ZKO) ainsi qu'avec L'Ensemble des "Festival
Strings" de Lucerne.
Durant
15 ans, il a joué dans les rangs de l'Orchestre Sinfonietta de
Lausanne.
Née à
Cahors en France, Nicole Nouyrit débute la musique par l’étude du
piano et de la flûte traversière. Son travail de la voix la conduit
tout d’abord à Bourges, à Strasbourg, à Rueil-Malmaison au CNR,
et enfin à Lausanne à l’Institut de Ribaupierre
Elle
obtient successivement : un Premier Prix de Conservatoire ainsi
qu’un Diplôme d’Enseignement Supérieur en 1992, car elle étudie
en même temps la pédagogie. En 1998 elle obtient une Licence de
Concert.
Après
avoir enseigné plusieurs années en milieu scolaire, parallèlement
à une activité de concertiste en France et en Suisse, Nicole Nouyrit
enseigne maintenant le chant au Conservatoire du Nord Vaudois et en
privé.
Grâce à
une formation d’éducatrice en audio-psycho-phonologie selon
A.A.Tomatis, elle travaille également au Centre de l’Ecoute Tomatis
à Yverdon-les-Bains.
Nicole
Nouyrit dirige le Chœur Mixte et l’Ensemble Vocal Féminin
Ostinato, elle anime également des stages de chant l’été en
Toscane.
Cendrine
Cabrera-Joseph (ballets)
Directrice de l’école de danse
Espace-Danse, à Yverdon-les-Bains.
Membre
de l'Association suisse des professeurs de danse classique.
Diplômée
de la Royal Academy of Dance (Londres), Registred teacher.
Théâtre, musique, ballet et chant: quatre sociétés locales
d'Yverdon-les-Bains (le Cercle littéraire, l'Orchestre de la ville, l'Ecole
Espace-Danse et le Conservatoire du Nord Vaudois) ont réuni leurs forces pour
présenter Le Bourgeois gentilhomme comme lors de sa création en 1670, au château
de Chambord. Ecrite pour le Roi Soleil, cette comédie-ballet est l'oeuvre de
Molière pour le texte et de Jean-Baptiste Lully pour la musique. Les
occasions sont rares aujourd'hui d'entendre l'oeuvre avec texte et musique,
qui plus est dans une production aussi pétillante et fraîche que celle qui a
été présentée dans la cité thermale vaudoise, une réussite sur toute la
ligne! Les six représentations ont toutes fait le plein (2'600 spectateurs au
total), du jamais vu au Théâtre Benno Besson. Avec près de 70 personnes sur
scène et dans la fosse, ce spectacle a donné un lustre particulier aux
festivités organisées pour les 750 ans d'Yverdon. Ce qui a frappé le
public, c'est la formidable énergie qui se dégageait de l'entreprise, chaque
participant, qu'il soit comédien, musicien, danseur ou chanteur, donnant le
meilleur de lui-même, visiblement ravi d'être là. Et même si les
performances individuelles n'étaient de loin pas toutes parfaites, la
prestation d'ensemble a réuni tous les suffrages, prouvant de manière éclatante
que le statut d'amateur, au sens le plus noble du terme, n'est pas
incompatible avec la qualité...
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