Il
y a les piliers de bars, les habitués de la table du fond, les clients de
passage, les « jamais contents », les "toujours
heureux", les amis des bêtes, les ennemis des hommes, les voyageurs, les
casaniers, les rêveurs, les travailleurs, les étudiants.
Ils
parlent du chômage, de la famille, de la misère dans le monde, du travail,
de l'art, de l'immigration, des voyages, des enfants, du climat.
Ils commentent l’actualité, les résultats sportifs, la culture, la
politique, ou ce que disent les autres clients..
Ils se confient leurs joies, leurs regrets, leurs désirs, leurs révoltes,
leurs frustrations.
Ils rient, ils se fâchent, ils plaisantent, ils se plaignent, ils critiquent,
ils philosophent.
Ils s’écoutent, ils s'ignorent, ils s’épient, se comparent.
Surtout,
ils viennent au café pour ne pas rester seul.
Depuis
une vingtaine d'années, Jean-Marie Gourio, auteur et scénariste (Palace,
Les Guignols de l'Info, etc.) a noté des bribes de conversations, des
citations, des mots, entendus dans différents cafés.
Il a ensuite publié plusieurs recueils intitulés Brèves de Comptoir.
Ces citations sont drôles, absurdes, poétiques, émouvantes, mais aussi
méchantes, voire dérangeantes.
Surtout, elles sont authentiques.
En
1994, Jean-Michel Ribes, metteur en scène et auteur (Théâtre sans
animaux, Musée haut musée bas, etc.) adapte les Brèves de Comptoir
pour la scène.
Le spectacle obtient le Grand Prix de l'Humour noir.